Ces derniers mois, les questions autour des heures supplémentaires reviennent fréquemment chez les employeurs comme chez les travailleurs.
Entre heures de relance, heures supplémentaires volontaires, plafonds internes, fiscalité et obligations RH, la confusion est compréhensible.
Pourtant, bien comprises, ces deux mesures peuvent être combinées efficacement, tout en restant strictement conformes à la législation sociale belge et européenne.
Introduites en 2020 dans le contexte de la crise sanitaire (Covid), les heures de relance visaient à soutenir la reprise économique et à offrir une flexibilité temporaire supplémentaire aux entreprises.
En janvier 2026, ce régime a été prolongé jusqu’au 31 mars 2026, confirmant la volonté du législateur de maintenir un outil de soutien économique et de flexibilité à court terme.
Les heures de relance permettent de prester des heures supplémentaires sur base volontaire, avec un avantage fiscal et parafiscal majeur, tant pour le travailleur que pour l’employeur.
Petit Recap'
Maximum : 120 heures par année civile
Brut = Net pour le travailleur
Aucune cotisation ONSS
Aucun précompte professionnel
Ne comptent pas dans la limite interne des 143 heures supplémentaires
Prioritaires avant le recours aux heures supplémentaires volontaires
Attention : le régime des heures de relance est temporaire et actuellement applicable jusqu’au 31 mars 2026, sauf nouvelle prolongation législative.
Un accord écrit, volontaire et signé par le travailleur est obligatoire, celui-ci a une validité maximale de 6 mois, renouvelable. Aussi, n'oubliez pas de mentionner le régime et la forme pour laquelle vous optez, sans ça, votre accord ne sera pas sécurisé juridiquement!
Introduites en 2017, les heures supplémentaires volontaires visent à assouplir les plafonds classiques des heures supplémentaires. Initialement fixées à 100 heures par an, la limite a été portée à 120 heures par année civile.
Dans certains secteurs, une CCT rendue obligatoire par Arrêté Royal peut porter ce plafond jusqu’à 360 heures par an.
Elles permettent de faire face à des pics d’activité ponctuels, dans un cadre légal clair, mais sans avantage fiscal spécifique.
Petit Recap'
Maximum : 120 heures/an (jusqu’à 360h avec CCT)
Soumises aux cotisations ONSS
Imposées normalement
Comptabilisées dans la limite interne des 143 heures
Droit à un sursalaire de 50 % ou 100 % (sauf pour les 60 premières heures exonérées dans le cadre du quota des 180 heures)
Accord écrit du travailleur (valable 6 mois)
Suivi strict des plafonds
Respect des règles relatives au temps de travail
C’est ici que la stratégie RH prend tout son sens ! L'ordre logique recommandé est d'utiliser d’abord les heures de relance (120h), ensuite, recourir aux heures supplémentaires volontaires.
Mais veillez à ne pas dépasser la limite interne de 143 heures, les plafonds sectoriels applicables et les règles européennes en matière de temps de travail.
Il existe une exonération sur 180 heures par année civile, réparties comme suit :
120 heures de relance
+ 60 heures supplémentaires volontaires
Au-delà de ces seuils, l’imposition redevient classique, et les heures sont soumises à l'ONSS également.
Au-delà du droit belge, le droit européen impose des règles impératives en matière de temps de travail, applicables même lorsque les heures sont prestées sur base volontaire. Comme par exemple la règle des 48 heures par semaine, calculée sur une période de référence déterminée. En pratique RH, on conseille de ne pas dépasser les 50 heures par semaine.
La Directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil, est la référence , elle est relative à certains aspects de l’aménagement du temps de travail.
Le caractère volontaire des heures supplémentaires n'exonère jamais l'employeur du respect de ces règles !
Chez Hype Help Brussels, nous accompagnons les employeurs dans la mise en place concrète, sécurisée et conforme des heures de relance et des heures supplémentaires volontaires.
L’objectif est d'offrir de la flexibilité, tout en protégeant l’employeur et le travailleur.
En matière d’heures supplémentaires, la conformité n’est pas une contrainte :
c’est un levier de sécurité, de confiance et de performance durable !